CD53
Amidam- Bull 8-pages 14-15
04-04-80
J’aurais voulu peaufiner le texte de Christine Rebecci, publié il y a un bout de temps, j’aurais voulu dessiner aussi bien que les auteurs que j’admire mais...
alors, inspirés d’eux, gentiment, je glisse quelques filles de papier deci delà dans ces bandes d’écriture entre deux mouvements de Tenshin Shinyo Jitsu et elles en deviennent héroïnes plus vivantes encore.
Et puis il y a aussi cette Pomme brune que je voudrais monter à tous, cacher à tous, ambiguïté permanente de l’amour, n’est ce pas ? Qu’est-ce que l’amour ? On posera la question à Danielle et à notre André remuant, .. dirons nous qu’il pasticherait Georges Lely en parlant d’une Odette sexe de liqueur, Gilberte sertisseuse du cri, unetelle belette du petit jour, l’institutrice d’Avignon estuaire des sèves noires, et toutes les jeunes filles cambrées, intactes en son cœur comme des jeunes pompéiennes immobilisées à jamais dans l’attitude de l’amour, a-t-il cet André, ai- je, dans le cerveau ce film permanent des infidélités de ma maîtresse, en gros plan, s’il vous plaît.
Parlé-je beaucoup des femmes, c’est que je les aime dans leur ensemble collectif, je suis séduit, moi-aussi par le mystère toujours assiégeant des variétés de corps qui se laissent deviner - même si je ne suis ni Breton, ni Tastenoy.
Aimant l’une à l’infini,
je dédierai donc mes écrits à celles de papier,
Brigitte fut importante, elle ne fut pas la première qui reste l’invisible Claudine...
Craquette n’existera que parce que la contraction des formes est toujours possible...
Pomme unique
parce que tu es unique, tu ne peux manquer pour moi d’être toujours une autre, une autre toi-même,
A travers la diversité de ces fleurs inconcevables, là-bas, c’est toi changeante que j’aime en chemise rouge, nue, en chemise grise.
Merci André
Breton
La notion d’amour fou comporte toujours une rencontre peu banale, un affrontement
sexuel engageant toutes les forces du cosmos
J’ai trouvé le secret
De t’aimer
Toujours pour la première fois
(L’air de l’eau, André Breton.)
Mary-Ann étrange
Virginie sans cesse démodée
Chantai sans Marie qui est-elle ... et toutes les autres
Pompon, Line, et pourquoi pas
Bécassine
mais Bécassine,
C’est Tintin.
Le problème de la femme est seul ce qui est au monde de merveilleux et de trouble.
Les femmes ne sont pas des êtres ordinaires et d’écrire pour elle, principalement ne m’en a que conforté l’image. La femme n’est-elle pas autre chose que l’avenir de l’homme, n’est-elle pas autre chose que sa lutte imbécile pour le féminisme, ne vaut-elle pas mieux que d’être copie, côtelette, os surnuméraire ?
La femme ne mérite-t-elle pas d’être
tout simplement
femme
tout savoir des femmes ...



